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 Stratégie du SNIMA
     
 
  • Introduction
  • Restructuration du système normatif Marocain
  • Normalisation
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  • Certification
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    ..wStratégie

F Introduction

La normalisation est un élément essentiel de la stratégie de développement économique. Elle constitue un outil commercial permettant une meilleure connaissance de l’état de l’art et des pratiques des marchés. Elle est devenue une référence incontestable de la qualité à travers la certification de conformité aux normes, aussi bien celles relatives aux caractéristiques des produits que celles décrivant les systèmes de management.

Ces activités se développent  dans le cadre du développement économique, et leur gestion  est basée aujourd’hui sur des techniques modernes permettant de satisfaire en permanence les attentes des opérateurs économiques.

Le contexte actuel accroît et modifie les attentes des différents partenaires, aussi bien au niveau de l’élaboration de normes qu’au niveau des activités aval comme la diffusion de la documentation normative, la formation sur les techniques véhiculées par les normes, notamment en ce qui concerne les systèmes de management, et la certification de la conformité aux normes.

L’adaptation avec ce nouveau contexte nécessite la définition d’une stratégie de développement prenant en considération les acquis du système actuel, les expériences des autres organismes à activité similaire et la dimension internationale imposées par le choix de notre pays de s’engager dans le processus de mondialisation de l’économie.

Dans ce cadre, le projet de restructuration du système normatif marocain témoigne de la prise de conscience des pouvoirs publics des contraintes édictées par ce nouveau contexte. En effet, la mise en place de nouvelles structures qui prendront en charge la normalisation, la certification et l’information permettra la réussite de toute stratégie visant la mise de ces activités sur la voie de l’excellence.

La normalisation doit s’organiser pour accompagner l’accélération de la convergence des technologies, la mondialisation des échanges et les préoccupations relatives à la santé, la sécurité et l’environnement.

L’évolution de la demande en certification nous place en position d’engager de nouveaux développements dans ce domaine très concurrentiel en particulier pour les systèmes de management.

Par ailleurs, pour atteindre nos objectifs en la matière, il convient d’assurer une meilleure exploitation de nombreuses possibilités offertes par l’internet tant pour les outils et les méthodes de travail que pour la collecte et la diffusion des informations et le développement des relations avec les organismes internationaux et étrangers chargés de ces activités, ce qui permettra de faire face à la mutation de ces métiers et de leur environnement.

L’objectif principal de cette stratégie est de permettre au système marocain de normalisation et de certification de jouer pleinement son rôle dans le développement socio-économique du pays et d’accompagner efficacement les opérateurs économiques marocains dans leurs démarches de progrès.

Les éléments de la stratégie communs aux activités de normalisation, de certification et d’information sont les suivants :

- Adapter l’offre aux besoins des partenaires institutionnels et industriels tant pour les normes et la certification que pour l’information et la formation;

- Développer toutes les activités par l’internet notamment les enquêtes publiques, la vente des produits, les échanges avec les autres organismes et la mise en ligne de l’offre de formation;

- Renforcer la coopération technique avec les organismes étrangers pour favoriser le transfert du savoir faire et faciliter l’assimilation des techniques pratiquées pour la gestion de ces activités;

- Mettre la communication à contribution pour faire connaître nos potentiels à grande échelle et occuper une bonne place sur le marché;

- Accroître la participation aux activités internationales en vue de suivre de près les tendances actuelles et de s’organiser en conséquence dans des délais raisonnables;

- Toucher les secteurs non encore couverts par ces activités, tels que le tourisme et les services d’une manière générale en vue de les faire profiter des avantages de l’application des normes et du recours à la certification;

- Améliorer la qualité des prestations en respectant les systèmes qualité déjà mis en place pour certaines activités et en couvrant les autres par des systèmes qualité;

- Développer la formation sur les systèmes de management et les normes en générale afin d’accompagner les entreprises dans la mise en œuvre de référentiels normatifs portant sur des thèmes transversaux ou sectoriels.

Tels sont les points communs de la stratégie de développement de la normalisation et des activités avales. Les éléments spécifiques à chaque activité sont présentés ci-après.


F Restructuration du système normatif Marocain

L’Etat est le principal maître d’oeuvre des travaux de normalisation et de promotion de la qualité. La participation du secteur privé reste limitée dans le cadre des comités techniques et d’une manière générale, ces activités ne touchent pas l’ensemble des secteurs économiques, en raison principalement de la non participation des principaux intéressés au niveau de la conception de la politique de normalisation et de la qualité, faute d’une structure institutionnelle qui le permet.

L’adhésion du Maroc à l’Organisation Mondiale du Commerce, la signature de l’accord de libre échange avec l’Union Européenne et la diversification des échanges avec d’autres pays à économies fortement compétitives sous-entendent un engagement de notre pays à prendre des mesures d’accompagnement nécessaires pour se préparer aux défis de la concurrence internationale et garantir à  notre économie toutes les chances de réussite.

Dans ce contexte, la libéralisation des échanges a introduit de nouveaux critères concourant en leur globalité à garantir la qualité des produits et services proposés sur les marchés et à assurer la crédibilité des différents intervenants dans le processus de normalisation, de certification et d’accréditation.

Afin de se préparer pour affronter, avec de meilleures chances de succès, les nouvelles exigences en matière de normalisation, de certification et d’accréditation et faciliter l’accès des produits marocains dans les différents pays, le Maroc se doit d’engager de nouvelles mesures visant  la mise en place d’un système de normalisation, de certification et d’accréditation  conforme aux exigences internationales.

Dans ce cadre et afin  d’adapter le système normatif marocain au contexte économique actuel et d’accompagner le mouvement de libéralisation du commerce extérieur et d’intégration de l’économie internationale,  il a été procéd, en concertation avec les différentes parties concernées dont les représentants du secteur privé, à la définition d’une nouvelle architecture du système de normalisation, de certification et d’accréditation sur la base de l’expérience acquise dans ce domaine, des pratiques des autres pays et des exigences du commerce international. en vue de contribuer à l’évolution du système normatif actuel vers un système plus cohérent et adapté au nouveau environnement commercial.

Les critères qui ont prévalu pour arrêter l’architecture du système proposé sont :

- Impliquer davantage les opérateurs privés dans la gestion des activités relatives à la normalisation, la certification de produits et d’entreprises, l’accréditation des laboratoires, le conseil, l’audit, la formation et de manière générale l’assistance aux entreprises.

- Assurer une meilleure participation des principaux intéressés à la conception de la politique de normalisation-qualité et à sa mise en oeuvre; ce qui est de nature à favoriser une intégration plus étroite de ces disciplines dans les différents secteurs économiques et partant dégager l’administration d’une activité qui doit être, à priori, une émanation des opérateurs économiques.

- Disposer d’organes de soutien à l’économie nationale répondant  aux prescriptions des normes internationales en matière, notamment, de compétence, d’indépendance et de représentation équilibrée des intérêts, ce qui est de nature à favoriser  les négociations de reconnaissance mutuelle des systèmes de certification  et d’accréditation avec des organismes étrangers à activités similaires.

- Assurer une gestion souple et efficace de l’activité normative et des systèmes de certification et d’accréditation.

La proposition relative au nouveau système touche les différents aspects liés à la normalisation et à la qualité et vise à doter le Maroc d’un système global, cohérent et reconnaissable. Elle prévoit l’élargissement du CSIQP actuel aux représentants du secteur  privé et de consommateurs et la création d’un Comité Marocain d’Accréditation pour se charger de l’accréditation et de l’évaluation des compétences techniques des organismes de certification, d’essais et  de qualification.

L’élaboration des normes marocaines et l’attribution des certificats de conformité à ces normes seront confiées à l’Institut Marocain de Normalisation (IMANOR).

Les travaux relatifs à cette question ont abouti à l’élaboration de projets de textes fixant le cadre général de ces activités. Il s’agit des documents suivants :

- Projet de loi fixant le statut de la normalisation, la certification et l’accréditation ;

- Projet de décret relatif aux modalités d’élaboration et d’homologation des normes marocaines ;

- Projet de décret portant sur les attributions, l’organisation  financière et administrative de l’Institut Marocain de Normalisation (IMANOR) ;

- Projet de décret fixant les attributions et l’organisation  du Comité Marocain d’Accréditation (CMA).

Les dispositions de ces projets de textes introduisent des éléments de souplesse dans la procédure d’élaboration et d’homologation des normes, intègrent les autres activités liées à la normalisation et permettent l’implication du secteur privé dans le processus d’élaboration des normes, de certification de la conformité, de l’accréditation des organismes de certification et de l’audit des systèmes qualité.

En effet,  le champ d’action de la normalisation, la certification et l’accréditation sera élargi pour toucher les aspects non couverts jusqu’à présent par ces activités.

Ainsi, la normalisation vise l’élaboration, la publication et la mise en application de documents de référence appelés normes, comportant des solutions à des problèmes techniques et commerciaux concernant les produits, biens et services qui se posent de façon répétée dans des relations entre partenaires économiques, scientifiques, techniques et sociaux. Les normes précisent  notamment les définitions, les caractéristiques dimensionnelles ou qualitatives et les règles d’emploi et de contrôle des produits, biens et services  ainsi que les caractéristiques des systèmes de gestion de la qualité, de la maintenance, de l’environnement et de la sécurité.

La certification de conformité est l’acte qui consiste à attester, après vérification, qu’un produit, service, système de gestion ou personne est conforme aux normes ou aux référentiels techniques reconnus ou adoptés.

L’accréditation est la reconnaissance formelle de la compétence d’un organisme tiers de certification, de contrôle ou d’inspection ou d’un laboratoire d’analyse, d’essais ou d’étalonnage lui permettant d’octroyer, dans un domaine déterminé, et sur la base d’une évaluation par rapport à des normes ou des référentiels techniques reconnus ou adoptés, des marques, des certificats ou des labels, ou d’établir des rapports d’analyse, d’essais ou d’étalonnage.

Par ailleurs, il est prévu de créer un établissement public doté de la personnalité morale et de l’autonomie financière, dénommé ״INSTITUT MAROCAIN DE NORMALISATION”, soumis au contrôle financier de l’Etat applicable aux établissements publics en vertu de la législation et la réglementation en vigueur.

L’Institut de Normalisation sera chargé d’entreprendre et d’assurer toute action relative à la normalisation et à la certification et Il sera chargé également d’accorder le droit d’usage de la marque ou  du certificat de conformité aux normes marocaines et d’étudier tout problème d’intérêt général dans le domaine de la normalisation et de la certification. Le Ministre chargé de l’Industrie sera chargé d’assurer la cohésion de la politique de normalisation, certification et accréditation, en accord avec les Ministres concernés.

L’Institut Marocain de Normalisation sera placé sous la tutelle du Ministre chargé de l’Industrie sous réserves des pouvoirs et attributions dévolus  au Ministre des finances par les lois et règlements sur les établissements  publics. L’Institut de Normalisation aura pour missions notamment de :

- recenser les besoins en normes auprès des administrations et des opérateurs économiques,
- établir les programmes annuels des travaux de normalisation, et en assurer le suivi,
- fournir aux commissions de normalisation les informations économiques et techniques nécessaires à leurs travaux,

- veiller à ce que les principales parties intéressées soient représentées dans les commissions de normalisation,
- transmettre les projets de normes au Ministre chargé de l’Industrie en vue de leur homologation comme normes marocaines,
- proposer la transcription possible des normes internationales ou régionales en normes marocaines dans le cadre des accords internationaux ou régionaux en matière de normalisation, chaque fois que l’adoption de ces normes présente un intérêt pour l’économie marocaine,
- transmettre aux commissions de normalisation les orientations générales relatives à ces activités,
- codifier et éditer les normes marocaines et tout document à caractère normatif,
- vendre en exclusivité les normes marocaines,
- vendre les normes et les documents à caractère normatif édités par les organisations étrangères, régionales ou internationales à activité similaire,
- élaborer, à la demande, des documents à caractère normatif, outre que les normes marocaines, tels les bonnes pratiques de fabrication, les codes d’usage, les guides, les règles d’emploi, les brochures de documentation,
- assurer la diffusion des informations sur les normes et règlements techniques nationaux et étrangers,
- fournir des prestations de service en matière d’étude, d’assistance technique, de formation et d’information relatives à  la normalisation,
- représenter le Maroc dans toute organisation régionale ou internationale de normalisation et auprès des organismes étrangers de normalisation, en coordination avec les départements ministériels concernés, notamment le Ministère chargé de l’Industrie,
- assurer la gestion des marques et des certificats de conformité aux normes et le contrôle de leur usage,
- approuver ou modifier les modalités régissant la marque de conformité aux normes,
- déléguer sous son contrôle et sa responsabilité son activité de certification à tout organisme compétent,
- participer à l’établissement des conventions de coopération ou des accords de reconnaissance mutuelle en matière de normalisation et de certification,
- entreprendre toute initiative en vue de promouvoir la normalisation et la certification nationales.

L’Institut Marocain de Normalisation, sera  administré par un conseil d’administration, présidé par le Ministre chargé de l’Industrie et composé d’une part, de représentants de l’Etat et d’Etablissements publics, et d’autre part, de représentants des parties concernées du secteur privé.

Le conseil d’administration est chargé notamment d’arrêter le programme des activités, le programme financier et le budget et règle par ses délibérations les questions générales intéressant l’Institut de Normalisation, notamment, le règlement intérieur, le programme des opérations techniques et financières ainsi que les modalités de financement et le régime des amortissements.

Il est prévu également de créer auprès du Premier Ministre, le Conseil Supérieur de Normalisation, de Certification et d’Accréditation (CSNCA) chargé notamment d’établir des orientations relatives à la normalisation, la certification,  l’accréditation et la promotion de la qualité. Il sera composé des représentants des départements concernés et des représentants du secteur privé, des consommateurs, des laboratoires et des cabinets de conseil en qualité et d’audit  et des organismes de certification, de vérification et de contrôle.

Dans le cadre du nouveau système, le Ministre chargé de l’Industrie sera chargé d’appliquer les propositions du CSNCA en concertation avec les départements concernés, de prononcer l’homologation de normes qui lui seront présentées et d’arbitrer les litiges qui pourraient s’élever entre les différents intervenants dans le processus de normalisation, certification et accréditation.

Le programme général des travaux  de normalisation est arrêté par l’Institut Marocain de Normalisation en exécution des orientations du Conseil Supérieur de Normalisation, de Certification et d’Accréditation (CSNCA) et en tenant compte des besoins en normes recensés auprès des partenaires économiques et sociaux et auprès des commissions de normalisation.

Les projets de normes  seront élaborés et discutés au sein  de commissions techniques de normalisation qui seront créées par l’Institut de Normalisation à la demande des différents partenaires économiques ou chaque fois que le besoin s’en fait sentir et qui doivent comprendre, outre des représentants relevant des personnes morales de droit publics intéressés, les représentants de toutes les parties concernées par l’objet de la norme à élaborer. L’Institut de Normalisation fixe, toutes les fois que la nécessité s’en fait sentir, après concertation des commissions de normalisation concernées des délais à ne pas dépasser par ces commissions pour l’exécution et pour la transmission des travaux de toute nature intéressant la normalisation.

Chaque commission sera présidée par un de ses membres choisi par elle. Les secrétariats de ces commissions seront assurés par l’Institut de Normalisation ou délégués sous son contrôle et sa responsabilité à tout organisme ou profession intéressée. L’Institut de Normalisation se fait représenter à toute commission de normalisation et veille à ce que toutes les parties concernées soient représentées. Il sera chargé de fournir aux commissions de normalisation les informations techniques et économiques nécessaires à leur travaux. Il procède à cet effet aux recherches de documentation technique nécessaire pour établir les avants projets de normes tels que : normes internationales, normes régionales, normes étrangères ou tout autre document utile.

Les commissions de normalisation seront chargées dans leurs domaines d’activités respectifs :

- d’établir les projets de programmes des travaux de normalisation et de les soumettre à  l’Institut de Normalisation,
- d’élaborer et de discuter les avants-projets de normes et les projets de normes,
- de communiquer, le cas échéant, les projets de normes adoptés à l’Institut de Normalisation en vue de les soumettre en enquête publique,
- de procéder à l’examen périodique des normes marocaines,
- de donner leur avis sur les normes internationales ou régionales en vue de leur homologation,
- d’examiner les projets de normes émanant des organismes internationaux ou régionaux de normalisation dont le Maroc est membre, et de proposer, le cas échéant, tout amendement,
- de proposer à l’Institut de Normalisation des délégués aux comités internationaux ou régionaux de normalisation.

Les projets de normes adoptés par la commission de normalisation seront  soumis à une  enquête  publique dont le délai  de réponse  ne peut  être ni  inférieur  à  1 mois ni supérieur à 3 mois, afin de vérifier leur conformité avec l’intérêt général et de s’assurer qu’ils ne soulèvent aucune remarque allant à l’encontre du développement économique. L’enquête publique sera conduite par le secrétariat de la commission technique concernée. Durant l’enquête, les projets de normes doivent pouvoir être acquis auprès de l’Institut de Normalisation sur la base des prix fixés par ce dernier ou consultés à titre gratuit dans les locaux de l’Institut de Normalisation. Les départements ministériels et les organisations professionnelles concernés seront destinataires directs des projets de normes mis à l’enquête publique.

Si aucune observation n’est formulée au cours de l’enquête publique, l’Institut de Normalisation soumet le projet de norme définitif à l’homologation. Les observations formulées au cours de l’enquête publique seront examinées par la commission de normalisation concernée qui en tient compte pour l’élaboration  du projet de norme définitif qui est soumis de nouveau à l’enquête publique. A défaut d’accord, les conflits  sont tranchés par le Ministre chargé de l’Industrie qui, au vu du rapport Directeur Général de l’Institut de Normalisation, indique la solution répondant à l’intérêt général après concertation avec les départements concernés et le CSNCA, le cas échéant. Le projet de norme définitif est alors soumis à l’homologation.

Les normes publiées par les organisations internationales ou régionales dont le Maroc est membre sont soumises à l’homologation après accord de la commission de normalisation concernée.

L’homologation de normes marocaines sera prononcée par arrêté du Ministre chargé de l’Industrie au vu du rapport de présentation établi par l’Institut de Normalisation. Toutefois, lorsqu’il s’agit des normes portant sur les méthodes d’essais, d’analyses ou d’échantillonnage, leur homologation peut être prononcée par décision du Directeur de l’Institut de Normalisation. Les arrêtés et les décisions d’homologation des  normes marocaines sont publiés  au Bulletin Officiel.

Pour permettre leur adaptation permanente au progrès technologique ou scientifique, les normes marocaines font l’objet d’un examen périodique en vue de leur confirmation, leur modification ou leur annulation, à des intervalles de temps n’excédant pas cinq (5) années.

A l’initiative de l’Institut de Normalisation ou à la demande de tout opérateur ou organisme concerné, les normes marocaines peuvent à tout moment être modifiées, révisées ou annulées. La demande de modification ou de révision d’une norme est soumise à l’avis de la commission de normalisation concerné. La décision d’acceptation ou de rejet de la modification ou de la révision proposées est prise par l’Institut de Normalisation après accord de la commission de normalisation.

Lorsqu’une norme homologuée est contraire à une réglementation ou qu’elle va à l’encontre de l’intérêt public ou que ses bases techniques ou scientifiques sont remises en cause, le Directeur Général de l’Institut de Normalisation, après avis de la commission de normalisation concernée,  présente un rapport à ce sujet au Ministre chargé de l’Industrie. Au vu de ce rapport, le Ministre chargé de l’Industrie, après concertation avec les départements concernés, peut prononcer par arrêté l’annulation de la norme homologuée.

L’application des normes marocaines est recommandée, toutefois, si des raisons d’ordre public, de sécurité publique, de protection de la santé et de la vie des personnes et des animaux ou de préservation  de végétaux, ou des exigences impératives tenant à la loyauté des transactions commerciales, à la défense du consommateur et à la protection de l’environnement rendent une telle mesure nécessaire, l’application d’une norme homologuée peut être rendue obligatoire par arrêté du ou des Ministre(s) concerné(s) par l’activitél.

Le contrôle de la conformité des produits, biens et services soumis à des normes marocaines dont l’application est obligatoire, sera assuré dans le cadre de la législation en vigueur. Les attestations de conformité à ces normes, lorsqu’il s’agit de l’importation, seront délivrées par les autorités chargées du contrôle de ces produits, biens ou services. Les infractions peuvent être constatées par des agents des départements intéressés spécialement commissionnés à cet effet. L’analyse des prélèvements s’effectue dans des laboratoires désignés à cet effet.

La conformité aux normes rendues d’application obligatoire pourra être attestée par un marquage de conformité délivré dans des conditions fixées par le ou les Ministre(s) concerné(s) par l’activité.

La mention explicite de l’application des normes marocaines ou d’autres normes applicables au Maroc en vertu d’accords internationaux, est obligatoire  dans les clauses, spécifications et cahiers des charges des marchés passés par l’Etat, les collectivités locales, les établissements publics, les entreprises publiques ainsi que les entreprises concessionnaires d’un service public ou subventionnées par l’Etat.

Outre les normes marocaines, il sera procédé sur demande des professionnels ou toute autre  partie concernée, à l’élaboration au sein des  commissions de normalisation compétentes de documents à caractère normatif tels les bonnes pratiques de fabrication, les guides, les codes d’usage, les règles d’emploi, les brochures de documentation.

Les normes relatives à la terminologie, aux méthodes d’essais et d’échantillonnage et aux systèmes de gestion et d’organisation des entreprises, publiées par les organismes internationaux ou régionaux de normalisation dont le Maroc est membre, pourront être soumises à l’homologation en tant que normes marocaines après accord de la commission de normalisation concernée.

La conformité aux normes marocaines porra être attestée par l’attribution d’un certificat ou matérialisée par l’apposition d’une marque de conformité aux normes. Certains produits normalisés, répondant également à des spécifications particulières, pourront bénéficier d’une marque distinctive appelée «label». La certification des personnes est matérialisée par l’attribution d’un certificat de qualification dans des domaines bien déterminés.

L’Institut de Normalisation peut déléguer sous son contrôle et sa responsabilité l’attribution des marques de conformité aux normes marocaines à tout organisme compétent.

F Normalisation

Les normes sont en voie de devenir le pilier du nouveau système commercial mondial. Avec l’élimination des obstacles au commerce et aux investissements et l’évolution des technologies de l’information, la normalisation joue un rôle de plus en plus important dans les marchés et s’étend actuellement aux aspects liés à la santé, la sécurité et l’environnement qui sont de plus en plus considérés dans les accords et les codes internationaux.

Dans ce cadre, le système national de normalisation est susceptible d’offrir des alternatives efficaces et moins coûteuses tenant compte des réalités liées au contexte économique national où les différents acteurs s’efforcent de tirer davantage profit de cette activité en réduisant les coûts y afférents et en simplifiant les procédures administratives tout en continuant à défendre l’intérêt général et à répondre aux besoins du marché.

8 Buts et objectifs

Cette stratégie vise, plus précisément, à ce que les activités de normalisation :

- Rendent plus accessibles les marchés actuels et nouveaux pour les produits, biens et services nationaux  ;
- Constituent un avantage concurrentiel par le biais du transfert des technologies et de l’information et des renseignements stratégiques sur le marché mondial;
- Représentent parfaitement la diversité croissante des intéressés;
- Expriment clairement le rôle et les avantages de la normalisation;
- Aient un impact sur l’élaboration et l’évolution des normes internationales importantes pour le Maroc.

8 Eléments de la stratégie

- S’activer à faire connaître aux décideurs publics et privés le rôle des normes, leurs avantages et les défis associés aux processus et produits de normalisation.

En informant le public, autrement dit en lui procurant une solide connaissance des avantages et de la bonne utilisation des processus de normalisation, on amènera les décideurs du gouvernement et de l’industrie à tenir entièrement compte de la normalisation pour façonner des politiques répondant aux  besoins du public et de l’industrie.

- Présenter les processus de normalisation comme complément nécessaire aux processus de réglementation et favoriser le recours aux normes dans l’établissement des politiques nationales d’intérêt public.

Le processus de normalisation peut contribuer à réduire les coûts de la réglementation, à faciliter le commerce intérieur, extérieur et le transfert des technologies et à améliorer la compétitivité. Ces objectifs peuvent être réalisés sans compromettre pour autant la santé, la sécurité et la confiance des consommateurs, en développant le principe de renvoi aux normes dans la réglementation,  en faisant recours aux normes comme suppléments ou alternatives aux règlements. 

- Améliorer la capacité d’action du système et favoriser la participation des acteurs économiques aux activités de normalisation.

L’adaptation avec les nouveaux concepts du commerce international nécessite la conception d’un système intégrant les différents éléments susceptibles de répondre aux attentes des opérateurs économiques dans ce domaine et d’apporter la confiance de nos partenaires étrangers.

La restructuration du système normatif marocain vise à faire évoluer le système actuel et de l’adapter au nouveau contexte économique caractérisé par la concurrence et la libre circulation des produits et services tout en assurant l’implication effective des différentes parties concernées notamment le secteur privé.

- Participer à l’élaboration des normes internationales et avoir le plus souvent possible recours à des normes adoptées ou adaptées à partir de normes acceptées dans le monde

Participer aux activités de normalisation internationale peut être coûteux et demander du temps. C’est pourquoi, le Maroc doit consacrer efforts et ressources aux domaines qui présentent le plus d’avantages actuels et possibles.

Le recours à des normes internationales permet d’éviter les obstacles au commerce. En effet, si les normes sont bien définies et appliquées partout, elles font progresser le commerce et apportent à l’industrie nationale de nouvelles opportunités sur les marchés étrangers.

- Etablir des priorités en matière de normalisation

Dans l’établissement des priorités en matière de normalisation, il faut tenir compte de la concurrence et des occasions de marché en privilégiant ainsi les secteurs commerciaux  qui comportent des avantages possibles pour le Maroc.

- Accroître La production de normes avec des cadences un peu élevées afin de renforcer la collection des normes marocaines qui seront mises à la disposition des opérateurs économiques à des prix accessibles: Dans ce cadre, l’utilisation des technologies de l’information est un élément indispensable pour atteindre cet objectif dans les meilleurs délais.

Il est donc envisagé d’accroître la production annuelle de normes de 15 à 20% pour atteindre en trois ans un total de plus de 5000 normes marocaines homologuées.

F Certification

8 Mission 

- Attestation de la conformité des produits et des systèmes de management aux normes marocaines de spécification correspondantes. Les applications actuellement opérationnelles sont : l’octroi du droit d’usage de la marque de conformité aux normes marocaines sur les produits, la certification NM ISO  9000 des systèmes qualité, la certification NM ISO 14001 des systèmes de management environnementale et la certification NM 00.5.801 des systèmes de management de la santé et de la sécurité au travail,

- Octroi du droit d’usage de labels Qualité attestant la conformité aux normes marocaines de spécification ainsi qu’à des exigences supplémentaires de nature à valoriser davantage le produit et à promouvoir sa commercialisation. La première opération a concerné la labellisation des conserves de sardines à la demande de la profession et avec la supervision du Département des Pêches,

- Qualification des auditeurs qualité et environnement notamment pour les besoins de la certification, à l’issue d’un processus dont les étapes sont spécifiées dans des normes internationales,

- Promotion du système national de certification et de qualification par l’organisation et la participation à des séminaires et forums, et la sensibilisation des opérateurs économiques (Donneurs d’ordres, groupement professionnels, Département Ministériel....) en vue de les amener à croire dans le système national d’évaluation de la conformité au point d’en faire un substitut à leurs procédures d’agrément et de reconnaissance) ,

- Représentation du Maroc dans les organisations et manifestations internationales en matière de certification

8 Vision 

- Permettre à l’ensemble des PME/PMI marocaines d’accéder à moindre coût, au système national de certification en maintenant les tarifs de certification abordables et en  instituant une contribution systématique dans le coût global de mise en place de la démarche qualité et de sa certification,

- Etendre le système national à d’autres types de certification (certification des services - éco-étiquetage - certification des aspects sociaux - certification des systèmes de management de la sécurité et de la santé au travail...) afin de pouvoir répondre de manière effective et crédible à des demandes de certification par rapport à ces modes de gestion avec les mêmes conditions avantageuses assurées pour les certifications jusque là opérationnelles,

- Faire reconnaître le système national de certification au niveau international à travers la multiplication d’accords de coopération et de reconnaissance avec des organismes étrangers à activité similaire. Cette démarche permettra au système national de dépasser le cadre national et de mettre à disposition des entreprises marocaines une prestation avantageuse en terme de proximité, de coût de reconnaissance dans les marchés étrangers cibles,

- Obtenir la reconnaissance du Forum International d’Accréditation (IAF) comme aboutissement normal à de nombreuses accords de reconnaissance et comme précurseur d’une reconnaissance absolue par l’ensemble des organismes membres de ce Forum.,

- S’appuyer sur un réseau de laboratoires accrédités par le système national d’accréditation pour crédibiliser le système de certification et reproduire à l’échelle nationale, le paysage  standard d’organisation et d’interaction entre les organismes évaluateurs de la conformité,

- Opérer dans un environnement favorable ( Organisme accréditeur national) et au sein d’une structure plus autonome et donc plus performante. Cet environnement permettrait d’accélérer les démarches d’accréditation et de faciliter les reconnaissances mutuelles avec l’ensemble des organismes certificateurs,

- Devenir une référence en matière de certification et de qualification

8 Stratégie 

- S’appuyer sur un corps d’auditeurs et d’évaluateurs compétents. Le processus de qualification adopté par ce Département répond dans une large mesure aux normes internationales de sélection et de qualification d’auditeurs. L’essentiel réside dans un examen de qualification  supervisé par un expertise externe confirmée,

- Avoir recours à des comités et commissions de certification pluridisciplinaires et compétents pour l’examen des rapports d’audit et d’évaluation. Ces entités à composition équilibrée bénéficient dans la mesure du possible des formations organisées par ce Département relatives aux types de leur intervention dans le système national de certification,

- Sous traiter les essais de conformité à des laboratoires conformes à la norme internationale ISO 17025. A défaut de laboratoires officiellement reconnus à travers une accréditation nationale, le système de certification a mis en place un processus d’évaluation de laboratoires largement inspiré de ladite norme internationale,

- Gérer le système national de certification en conformité avec les Référentiels Internationaux pertinents. Le système de certification est actuellement documenté au regard des guides internationaux pertinents et est entrain de subir une succession d’évaluations et de mises à niveau par des experts étrangers,

- Conclure des accords de reconnaissance avec des organismes étrangers à activité similaire. Dans ce sens, des accords de coopération en matière d’audits conjoints  sont déjà en place avec deux organismes étrangers. Les efforts seront déployés pour consolider ces accords et les transformer en de véritables partenariats et aussi s’y appuyer pour obtenir d’autres coopérations et reconnaissances,

- Sensibiliser nos partenaires économiques sur l’intérêt de la certification et les impliquer davantage dans la gestion et la promotion du système national de certification,

- Communiquer sur l’existence et les avantages du système national de certification lors des manifestations nationales organisées en matière de qualité.

F Information/communication

8 Missions 

- Gestion du système d’information et de communication de la normalisation, de la certification et des activités connexes;
- Promotion  de la normalisation et de la certification.

8 Activités 

u Marketing et ventes

- Marketing des normes et des documents normatifs marocains;
- Commercialisation des normes et documents normatifs  marocains.

v  Services d’information

- Réponses aux demandes d’information sur les normes  marocaines, étrangères et internationales;
- Publication des produits d’information sur la normalisation et les activités connexes (Catalogue de normes marocaines, recueils de normes marocaines, programme de normalisation,….)

w Communication et documentation

- Utiliser différents moyens pour véhiculer l’information (Presse, Editions, Internet....);
- Administration et maintenance des bases de données sur les normes marocaines, étrangères et internationales;
- Participation aux foires et salons.

8 Stratégie

u Marketing et ventes

- Automatisation de l’activité de vente des  normes et documents normatifs marocains;

-Conclusion d’accords commerciaux avec les organismes étrangers de normalisation pour la commercialisation de leurs normes et documents normatifs;

- Création d’un réseau de points de vente  de normes et documents normatifs marocains au niveau régional;

- Renforcer le marketing des normes et documents normatifs marocains ( édition de brochure de normes, ….) et développer celui lié à la certification.

v Services d’informations

- Mettre en place un service personnalisé de diffusion sélective d’information sur les normes marocaines au profit des utilisateurs des normes ;

- Diversification des produits d’information proposées jusqu’à présent aux utilisateurs de la normalisation;

-Consolidation du point d’information OTC/OMC  sur les normes et les règlements techniques .

w Communication et documentation

-Développement d’une politique de communication en interne et en externe en matière de normalisation et de certification;

-Développent d’un site web dédié aux activités de la normalisation, la certification et l’information ;

-Développement  de base de données nécessaires pour la gestion des activités de la normalisation, l’information et la certification;

- Multiplication de la présence dans les foires et salons;

- Développement d’un système de diffusion de normes et documents normatifs marocains sous formats électronique (CD-ROM);

- Accueil dans de meilleures conditions des visiteurs  souhaitant avoir des informations sur les normes et les activités y afférentes.

 
     

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